L Les Héritiers

 

 

 

 

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Avant que maître Ueshiba appela sont art Aïkido, le Ueshiba Ryu (l'école de Ueshiba) était le résultat des différents arts qu'il avait étudiés. Fortement imprégné des notions fondamentales du Do (voie, cheminement), l'Aïkido devait à jamais révolutionner la conception de "voie martiale" et l'élever au rang d'Art par sa finalité pacifiste.

Mais Maître Ueshiba ne cessa d'évoluer. Les techniques s’épurèrent jusqu'à laisser un subtil mélange de concentré d'efficacité et de contrôle bienveillant, permettant d'allier efficacité technique et respect d'intégrité. Jusqu'à sa mort, Maître ueshiba perfectionna ses techniques en y ajoutant ses valeurs philosophiques et religieuses.

Lorsqu'il s'éteint en 1969 à l'âge de 86 ans, son fils Kisshomaru Ueshiba est directeur de l'Aïkikaï depuis deux ans. Certains élèves, devenus des maîtres, ont développé leurs propres écoles. Chacun d'eux a pu revendiqué un lien direct avec celui que l'on nommait Osenseï (grand maître). Ces écoles ont continué à se développer, prenant parfois des directions très différentes.

Kishomaru Ueshiba

Le Doshu ( chef hiérarchique de l'Aïkikaï ) a consacré sa vie à enseigner, mais surtout à clarifier et établir une nomenclature des différentes formes techniques. Son travail a permis de réaliser que l'on pouvait pratiquer l'Aïkido de différentes manières, et que si elles paraissaient parfois contraires, elles faisaient partie d'un même tout, car chacun peut comprendre et pratiquer l'Aïkido selon sa propre sensibilité. Kishomaru Ueshiba s'est éteint le 4 janvier 1999.

Aujourd'hui c'est au tour de Waka senseï, le jeune maître (littéralement: le fils du maître), d'avoir cette lourde responsabilité. il s'agit de Moriteru ueshiba, fils de Kishomaru et petit-fils de Morihei, nommé Doshu à son tour à l'occasion d'une grande cérémonie qui a eu lieu au japon le 25 Septembre 1999.

Moriteru ueshiba

Il y fit un discours dont voici quelques mots traduits du japonais :

«Mon devoir est mon devoir est de continuer sans faillir sur la voie tracée par le fondateur et son successeur... de continuer à porter l’Aïkido vers l’avenir. Il est cependant essentiel pour moi de me consacrer à cette tâche sans pour autant me croire plus important que je ne le suis et de rester aussi naturel que possible. Sous le plus haut bambou se cachent de profondes racines. La voie de l’Aïki qui nous a été transmise forme des racines, et c’est en empruntant la force de tous que nous pourrons nous tenir debout face au vent de l’adversité avec la flexibilité du bambou qui s’élance droit vers le ciel. »